L’alerte des puéricultrices !
Devenir parent est une aventure merveilleuse, mais aussi semée d’interrogations et de défis. Accueillir un enfant dans sa vie et comprendre ses besoins n’est pas toujours évident. Des questions telles que «Pourquoi mon enfant pleure-t-il ?», «Comment devrait-il manger ?», «Pourquoi ne dort-il pas ?», sont fréquemment posées par de nombreux parents, qui peuvent parfois se sentir désemparés. En effet, un enfant ne vient pas avec un mode d’emploi, et le chemin pour le comprendre et le guider est un voyage de découverte mutuelle.
Face à un flot incessant de questions sans réponse, il est naturel pour les parents de chercher du soutien à l’extérieur. Il est vrai qu’il faut tout un village pour élever un enfant, mais dans notre monde moderne, ce «village» peut être dispersé, laissant les parents se sentir isolés.
À l’ère des réseaux sociaux, l’information est omniprésente sur Internet, rendant le tri difficile entre les témoignages authentiques de parents, les conseils bien intentionnés et les experts autoproclamés.
La parentalité : un secteur en pleine expansion.
Le secteur de la parentalité, en pleine expansion, attire de nombreuses personnes en reconversion professionnelle. Cependant, il est crucial pour les parents de discerner la réelle expertise derrière les qualifications affichées. Malheureusement, certains services proposés, coûteux et parfois douteux, sont dispensés par des individus possédant une formation limitée sur le développement de l’enfant et de la famille, parfois ne comptant que quelques dizaines d’heures. Sans une compréhension approfondie, ces méthodes peuvent s’éloigner des besoins réels de l’enfant, générant un sentiment de culpabilité chez les parents. Dans ce contexte complexe, les infirmières puéricultrices se présentent comme des alliées de confiance pour les familles.
Près de 6200 heures de formation théoriques et pratiques
Avec un parcours médico-social rigoureux, incluant trois ans d’études en soins infirmiers et une spécialisation d’un an dédiée à l’enfance de la naissance à 18 ans soit près de 6200 heures théoriques et pratiques garantissent une expertise solide.
L’observation est un outil construit affiné et expertisé durant les études. Il permet une observation qualitative attentive fine tissée aux connaissances acquises pour soutenir les enfants et leurs familles.
Le rôle de la puéricultrice :une aide précieuse !
Il ne se limite pas aux soins hospitaliers ; la puéricultrice est présente dans divers environnements où les enfants évoluent, offrant son soutien dans le prendre soin et les parentalités sur des aspects cruciaux tels que la prévention en santé, le développement psychomoteur, psychoaffectif, l’établissement et le tissage du lien parents-enfants, l’éducation au quotidien, le repérage des troubles, le sommeil, l’allaitement, l’alimentation, les rythmes du bébé, la formation aux professionnels de la périnatalité et de la petite enfance.
« Nous les puéricultrices, nous vous accompagnons dans votre eco-système environnemental et familial : crèches, Protection Maternelle et Infantile (PMI), formations, pouponnières, et bien d’autres structures encore. Nous exerçons en libéral, ce qui est moins connu, vous proposant ainsi un accompagnement personnalisé, adapté à vos besoins spécifiques et à ceux de votre enfant. Fortes de notre vaste réseau professionnel, nous avons la capacité d’évaluer précisément chaque situation familiale et, si nécessaire, de vous orienter vers d’autres professionnels compétents, garantissant ainsi un parcours de soutien cohérent et efficace. Nous sommes un maillon fort de votre village professionnel. »
L’ANPDE, LE CSJIP ET LE CIP
L’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Étudiants (ANPDE), ainsi que le Collectif «Je Suis Infirmière Puéricultrice» (CSJIP), et 3 autres organisations de Puéricultrice unifiées par le Collège des infirmières puéricultrices (CIP) œuvrent pour la reconnaissance de notre expertise et notamment le passage en pratique avancée de notre profession et l’accès aux soins de la Puéricultrice soutenus financièrement par le système de santé.
Dans le département, plusieurs puéricultrices sont engagées notamment Anaïs GOSSARD déléguée régionale et secrétaire adjointe de l’ ANPDE et Katia SABY présidente du CJSIP et membre du comité d’administration du CIP.
« Nous croyons fermement que chaque enfant, unique et non réductible à un adulte miniature, mérite une protection et un soutien adaptés à ses besoins spécifiques. »
Grâce à un accompagnement professionnel et empathique, les infirmières puéricultrices contribuent à préserver la santé et le bien-être des enfants et le développement de la parentalité de ses parents.